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L’Abbaye Saint-André au diapason de l’art pop, rend un bel hommage à l’artiste Jean Coulot à travers une exposition rétrospective « Entre Provence et Camargue », jusqu’au 13 août  à Villeneuve-Les-Avignon.

L’exposition « Entre Provence et Camargue » qui réunit toiles, dessins, sérigraphies et écrits, retrace une trentaines d’années de l’oeuvre de Jean Coulot, cet artiste singulier et amoureux des couleurs chatoyantes.

UNE SURPRISE STYLISTIQUE ET GRAPHIQUE

Lorsque l’on voit le titre de l’exposition et si l’on ne connaît pas l’artiste, on pourrait s’attendre à découvrir une peinture figurative « classique », avec cette fameuse lumière caractéristique du sud traitée sous l’angle impressionniste et des scènes de vie propres à la culture méridionale.
En vérité, la découverte de l’oeuvre de Jean Coulot est une réelle surprise stylistique et graphique. On y retrouve bel et bien des paysages et des personnages, le soleil et la lumière du midi, mais avec un regard et une approche qui font de ses tableaux une oeuvre atypique et intéressante.
Jean Coulot aimait particulièrement travailler avec les aplats et faire du figuratif avec des formes simples, géométriques et courbées à la fois. Le plus souvent, il se plaisait à retranscrire la magie de la lumière du sud à travers l’utilisation de couleurs gaies et vives.

LUMIERE ET OBSCURITE, IMMOBILISME ET MOUVEMENT

Dans beaucoup des tableaux de Jean Coulot, nous retrouvons l’évocation de la mer, du soleil à travers la présence quasi permanente du cercle, et de la notion de liberté peut-être, avec des silhouettes d’oiseaux toujours en mouvement. Il est intéressant et fascinant de voir comment il parvenait à conjuguer sur une même oeuvre l’immobilisme et le mouvement. Les oiseaux de Jean Coulot faisaient d’ailleurs partie de ses personnages fétiches, et viennent souvent dynamiser l’ensemble de la composition. Même dans ses toiles les plus sombres, la présence ciblée d’une couleur vive et du cercle nous rappelle que la lumière, même camouflée par l’obscurité, n’est ni loin, ni morte.
Finalement, beaucoup de douceur, d’espoir et de beauté se dégagent de ce graphisme optimiste et résolument pop. On devine aussi naturellement que Jean Coulot affectionnait particulièrement l’oeuvre du peintre Matisse, et que certaines de ses créations sont un clin d’oeil à l’oeuvre de ce dernier, comme une sorte d’hommage.
Le magnifique cadre de l’Abbaye Saint-André offre un écrin harmonieux et idéal pour flâner devant cette belle et surprenante exposition.

« Entre Provence et Camargue », rétrospective Jean Coulot
Du 11 au 13 août 2017
A l’Abbaye Saint André
Villeneuve-Les-Avignon