© Céline Zug

Le tout nouveau film de Jan Kounen “Vape Wave” a été diffusé au Pandora dimanche 18 septembre pour la première fois. Un ovni cinématographique, qui est à la fois le premier film traitant du phénomène “vape” et celui qui s’en fait le porte parole sans complexe, avec humour et singularité.

On ne fait rien comme ailleurs au cinéma “Pandora”, qui a fait sa rentrée en présence du réalisateur Jan Kounen dimanche 18 septembre. Une sorte de carte blanche avec la diffusion de son étrange film “Vape wave”, précédée de la projection de “99 francs” et d’une master-class. Le film étant peu distribué, les Avignonnais peuvent se targuer d’avoir été les premiers à le voir !

Ringard ou avant-gardiste de vaper ? C’est là toute la question dont s’empare l’auteur qui affiche ouvertement sa préférence pour la vape : “C’est clairement un mode de vie, au 21 ème siècle c’est bien plus fun et rock’n’roll de vapoter que de fumer.” insiste le réalisateur. ” Il y a tout un univers autour de la vape que les lobbies de l’industrie du tabac combattent à coup de fausses rumeurs, alors même que les médecins témoignent de l’absence de danger en comparaison de la cigarette. J’ai voulu m’engouffrer dans ce monde dont personne ne parle, qui a ses adeptes et ses détracteurs”. Pour y parvenir il aura fallu faire appel au crowd-founding, même quand on s’appelle Jan Kounen !

Un film aussi barré que drôle

La qualité du film réside dans le fait qu’il est à la fois esthétique et informatif : Jan joue avec malice dans son film tantôt complètement “barré” et tantôt parfaitement documenté. Croisant allègrement des images futuristes et des situations bien concrètes où les interdits sont passés en revue autour de l’e-cigarette, le film se démarque par son énergie et un rythme bien enlevé. Un échange avec le public s’est engagé jusque tard dans la nuit, “C’est tout de même fou de voir le mal que se donnent nos dirigeants pour interdire une pratique qui n’est pas nocive pour la santé.  Je demande à voir ce qu’ils diront dans 20 ans quand ils auront à répondre de leur laxisme” a déploré Jan entre deux aspirations vaporeuses.

Étrange sensation de se retrouver  dans une salle de cinéma légèrement embrumée, où la fumée qui ne s’y était plus élevée belle lurette sent bon !
Seul bémol pour ce convaincu de la vaporette : “Ça manque de fumeurs ce soir, il faut emmener vos amis accros car c’est à eux qu’il faut s’adresser pour qu’ils sachent que la vraie liberté aujourd’hui, c’est de dire non à l’industrie du tabac“. L’icône virile du cinéma, cigarette au bec, va-elle laisser place à cette drôle de machine qui fabrique de la vapeur aux effluves personnalisées ? Le film va en ce sens et on se plaît à y croire.