© Céline Zug
Les musées arlésiens ont attiré plusieurs centaines de visiteurs les 17 et 18 septembre pour les journées Européennes du patrimoine. Pour susciter la curiosité,  ils peuvent compter sur le chaland Romain, au Musée Arles Antique et sur la collection hétéroclite au Musée Réattu qui consacre Katerina Jebb.

La voisine Arles offre un attrait complémentaire d’Avignon, celui d’un passé Romain qui lui vaut l’un des musées les plus fournis de la région PACA. Pour les journées du patrimoines, les 17 et 18 septembre, l’intérêt que porte le public à la civilisation Gréco-Romaine a été flagrant dès l’ouverture du musée. La curiosité que suscite le chaland Gallo-Romain, repêché dans le Rhône en 2001, n’y est pas pour rien ! Cette pièce maîtresse de la collection permanente s’impose par ses 31 mètres de long et ses 30 mètres de large, elle retrace à elle seule l’histoire du commerce fluvial de la ville au 1er siècle. Sa cargaison faite de 27 tonnes de pierres, et de nombreuses amphores, n’a pas pu être sauvée à la rupture du chaland lors d’une crue soudaine. La barge gisait à quelques encablures du musée, parfaitement conservée dans le limon et les sédiments du fleuve. Elle trône à présent de sa superbe, agrémentée d’une vidéo qui retrace l’histoire de son sauvetage et de sa restauration.

Exposition de Katerina Jebb au Musée Réattu jusqu’au 1er janvier 2017

Au cœur de la cité c’est le musée Réattu qui surprend par son histoire autant qu’avec ses collections. En ce moment une exposition de Katerina Jebb fait les beaux jours de ce lieux magnétique. La photographe rejoint un musée où les artistes s’épanouissent parmi les toiles sensuelles de Jacques Réattu, des dessins de Picasso ou Christian Lacroix et des photos de Lucien Clergue et ses condisciples Ronis, Cartier-Bresson… Katerina en est à son second passage, toujours avec le même soin dans les œuvres qu’elle expose et qui valent le détour pour leur créativité. Soutenu par l’Arlésien Christian Lacroix qui lui a fait découvrir le musée, elle dévoile son travail  en réinventant la perspective des objets et des corps munie d’un scanner comme outil. De sa série de portraits, où se mêlent provocation et témoignage d’archive, à l’hyperréalisme, il n’y a qu’un pas, que la photographe plasticienne franchit avec talent.

© Céline Zug
Le Chaland romain

Musée départemental Arles antique
Presqu’île du cirque romain à Arles (13)
+33 (0)4 13 31 51 03