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Une fois n’est pas coutume, la musique était à l’honneur du cycle « Nouvelle Saison Expositions » ce mardi 17 janvier. Un rendez-vous initié depuis bientôt deux ans par Le Capitole Studios et La Fondation Calvet. Les deux partenaires innovaient avec la projection du documentaire « A la recherche de Mozart » de Phil Grabsky.

Le vent glacial qui soufflait mardi soir aurait pu en refroidir plus d’un. Mais pas les fans de Mozart ! Ni ceux des soirées ciné-prestige / Nouvelle Saison Expositions organisées par Le Capitole Studios et la Fondation Calvet. “Ce partenariat existe depuis bientôt deux ans. En général les soirées portent sur la peinture, ce soir c’est sur Mozart donc c’est une nouveauté. On reste dans le domaine artistique mais on passe à la musique”, explique Justine Bard, chargée de communication de la Fondation Calvet. Un rendez-vous que les spectateurs apprécient : « Ce qui est intéressant, c’est que ça permet aux petits budgets d’avoir accès à des moments culturels de qualité », confie une habituée.” « C’est une autre approche de la culture et la facilité de parking n’est pas à négliger », remarque sa voisine.
Chaque projection est ponctuée d’un apéritif à l’entracte : « C’est une pause gourmande bienvenue pendant laquelle on peut échanger nos premières impressions », nous dit-on.

« A la recherche de Mozart »

« Unique », « génie sans précédent », « sidérant »… mais qui était donc Wolfgang Amadeus Mozart ? Le documentaire de Phil Grabsky apporte un éclairage sensible et intimiste sur la vie du compositeur décédé à 35 ans, en 1791. Le réalisateur s’appuie sur une chronologie bien précise mais aussi sur la correspondance qu’entretenait le “fils prodige” avec ses parents et son épouse. Certaines lettres laissent deviner un Mozart tantôt espiègle, tantôt grave, parfois même coquin. Musiciens et historiens s’interrogent encore sur son génie et nous aident à mieux comprendre les compositions de l’artiste : « Comment un être humain, qui plus est si jeune, peut-il composer une musique aussi divine ? ». Sonates, concertos, arias, opéras, chaque style correspondait à une commande mais aussi à une émotion de celui qui avait déjà écrit vingt-huit symphonies à l’âge de dix-huit ans ! Le film montre aussi les vicissitudes de la vie de musicien au XVIIIème siècle : travail sans relâche, retards de paiements… Mozart était aussi son propre impresario et réalisait même ses supports de communication. Vous avez dit précurseur ? « On voit clairement que son génie ne servait pas que sa musique », remarque un spectateur après la projection. « Don Giovanni », « Cosi fan Tutte », « La flûte Enchantée », le public quitte la salle en fredonnant son air préféré.

Prochain rendez-vous du cycle “Nouvelle saison expositions” le mardi 21 février au Capitole Studios, avec la Fondation Calvet pour la projection du documentaire « Saint-Pierre et les basiliques papales de Rome ». Une belle escapade italienne en perspective. Pour  réserver c’est : ICI

Soirées ciné-prestige et vous : BàC a recueilli vos impressions