Green Street – Mobilier urbain à Avignon ©BàC

Green Street c’est Christelle Cucarella, 29 ans et Alexis Jean, 25 ans. Tous deux se sont rencontrés pendant leur BTS horticulture. Aujourd’hui, ils créent du mobilier et aménagent des espaces urbains à partir de matériaux recyclés.

 

Le projet Green Street a été initié en 2012 suite à la réalisation d’une vidéo dans le cadre d’une étude en communication du BTS. Ce petit reportage intitulé  Comment aménager son jardin avec trois fois rien, a provoqué un bel engouement lors de sa projection à Uzès. Les étudiants proposaient une approche du recyclage d’objets du quotidien afin d’harmoniser son jardin, le tout pour zéro euros. C’est dans la foulée qu’est née l’idée de Green Street : poursuivre cette initiative de recyclage en créant un espace de construction de mobilier de récup’. Et c’est donc à l’Akwaba, qui les accueille, que les deux compères démarrent leur opération.
“Au début, on était vraiment sur la palette, c’est notre matériel de base. Puis de plus en plus, on fait du détournement d’objets”, souligne Alexis Jean. Tout en continuant à faire des agencements à partir de palettes recyclées, ils réalisent aujourd’hui des travaux sur commande pour des particuliers, jardinières et aménagement de jardins, mobilier extérieur. Le festival Green Fest de Sorgues a également fait appel à eux pour la conception de tout le mobilier de l’espace VIP de l’événement. Rendez-vous le 15 juillet prochain pour en profiter.

Le succès de la rue Bonneterie

En février, Green Street, en partenariat avec la boutique Produit Conforme, décide de poser des jardinières collectives dans la rue Bonneterie à Avignon. Tous les matériaux ont été récupérés ou recyclés : des palettes pour faire les jardinières, la terre et les plantes données en partie par les riverains du quartier. Cela fait maintenant partie du paysage, pour tous ceux qui passent souvent par là. « On en espérait pas autant. Au départ, on s’est dit que cela n’allait pas rester, que peu de gens allaient s’impliquer. Mais depuis, il y a par exemple une mamie qui vient tous les jours arroser les bacs. », confie  Christelle Cucarella de Green Street. Dans la même lignée, le week-end du 14 mai, ils ont amené leur boîte à outils afin d’aménager la Place de la Londe : “On a invité les gens à participer à la construction d’une table et de bancs autour du prunier. L’idée c’est que les gens se réapproprient l’espace urbain”. Et c’est un réussite car c’est devenu un point de rencontre pour les habitants du quartier.

 

La suite…

Si on demande à Christelle Cucarella et Alexis Jean quels sont les projets à venir, ils montrent un bel enthousiasme pour l’aménagement urbain : “On aimerait continuer des projets comme celui de la Bonneterie. C’est quelque chose qui nous tient à cœur en parallèle de nos expositions et activités.” Et l’enjeu est grand car il y a du boulot pour redonner vie aux espaces vides. ” Il y a plein de places inconnues, dans des petits quartiers où personne ne va parce qu’il n’y a pas d’infrastructures. Nous on propose de meubler ces espaces perdus.”, se félicite Alexis.

En attendant de voir fleurir de nouvelles installations “recyclées” dans la ville, vous pouvez découvrir les créations de Green Street au bar à vin Marion Nous, Place des Carmes. L’exposition intitulée “Rivages” sera visible jusqu’au 15 juillet.

BàC a rencontré le duo de Green Street lors de l’installation de leur exposition à Marion Nous à Avignon