©Claudia Vasquez
Le guitariste manouche sera en concert à la tête de son quartet le dimanche 22 janvier à l’Auditorium Jean Moulin. Et un bonheur n’arrivant jamais seul, Biréli Lagrène s’est prêté au jeu de l’interview, spécialement pour Boîte à Culture avant son passage en Vaucluse.

Avec à son actif deux Victoires de la Musique et un Django d’Or, Biréli Lagrène est sans doute le plus illustre représentant du jazz manouche, en France, mais aussi dans le monde entier. Adoubé par Babik Reinhardt, le fils de Django, Bireli s’est frotté à tout ce que la planète jazz a fait de mieux en matière de musiciens. Grappelli, Galliano, Lockwood, Petrucciani pour les français, mais aussi John McLaughlin, Elvin Jones, Marcus Miller, sans oublier Jaco Pastorius, avec qui il croisait déjà le fer alors qu’il n’avait pas 20 ans.

« J’ai un peu osé … »

C’est pourtant avec timidité et une certaine gêne que Biréli évoque son impact sur toute une génération de musiciens, lorsqu’il y a quelques années, il ajoutait à son jazz manouche des influences plus modernes : « J’ai un peu osé donner à cette musique une autre facette (…), peut-être que les jeunes guitaristes ont conscience qu’à une époque, je n’avais pas peur de mélanger d’autres influences à cette musique ».

Un jazz manouche qui n’a pas encore tout dit, au regard du nombre de jeunes guitaristes de talent qui se frottent encore à la légendaire guitare Selmer popularisée par Django Rheinardt. « Il y a tout plein de super bons guitaristes en France et dans le monde entier, qui sont beaucoup plus jeunes que ceux de ma génération et qui pour la plupart ne sont pas manouches. Chaque guitariste qui aime cette musique s’en est un peu emparé et je pense que c’est une musique qui restera bien longtemps parmi nous ».

Ce sont donc tout naturellement des résonances gipsy qui investiront l’Auditorium Jean Moulin dimanche 22 janvier : Biréli y sera accompagné par Hono Winterstein à la guitare rythmique, William Brunard à la contrebasse, et par le saxophoniste Franck Wolf. «Ce sera un répertoire un peu mélangé, entre du jazz manouche et des choses un peu plus modernes, mais ça reste toujours autour du manouche.»

Un trio de stars

Cet été, c’est en trio que Biréli abordera la période des festivals. Dans la continuité de son album D-Stringz, enregistré avec le violoniste Jean-Luc Ponty et le bassiste Stanley Clarke l’an dernier, le guitariste reprendra la route, toujours avec Ponty au violon, mais avec Kyle Eastwood à la contrebasse, pour une série de festivals : « Pour des raisons de disponibilités, on na pas pu le faire avec Stanley malheureusement, c’est pourquoi on a appelé Kyle Eastwood, un contrebassiste formidable, qui a gentiment accepté de venir jouer avec Jean-Luc et moi. » Une tournée qui commencera dès la fin du mois de mai avec les festivals «Jazz sous les pommiers » et «Jazz en Comminges».

Biréli Lagrène Quartet
Dimanche 22 janvier 2017 – 17h30
Auditorium Jean Moulin, Le Thor (84)
Tél : 04 90 33 96 80 / www.auditoriumjeanmoulin.com