Article écrit le  13 Sep 2016
Jérémie Azou 
©Céline Zug

Modèle de toute une génération, le rameur champion olympique incarne la réussite par le travail mais a su néanmoins garder le succès modeste. “L’homme aux bras d’or” est resté licencié dans son club avignonnais, preuve de son élégance et de sa reconnaissance envers les gens qui ont cru en lui depuis son plus jeune âge.

C’est difficile a croire quand on croise le chemin de Jérémie Azou, et que l’on prête l’oreille à son discours positif et structuré, mais ce bel athlète n’a que 27 ans ! La valeur n’attend pas le nombre des années dit la sagesse populaire, ce qui se vérifie quand Jérémie parle de son parcours avec l’humilité des grands champions. Les fées semblent s’être penchées sur son berceau en lui donnant le visage d’un ange, la volonté d’un Dieu et la grâce des plus grands sportifs. A 13 ans, il intègre la Société Nautique d’Avignon « par hasard, j’y suis resté car j’y avais des amis d’enfance ». Il se démarque très vite par sa soif de gagner tout en gardant un esprit d’équipe irréprochable. Ramer pour y arriver, c’est ce qui va doper le champion pour parvenir jusqu’aux Jeux Olympiques, avec « La légèreté d’une danseuse et la force d’un haltérophile ».

Recalé une première fois, il revoit sa copie pour arriver à la perfection

Une fois pourtant, la chance n’a pas été de son côté. Comme un rappel à l’ordre, il a dû revoir sa copie lorsqu’en 2012, il rate le podium Olympique à Londres d’une seule marche. A défaut de bronze, ce sera de l’or et pour y parvenir, il se forge une condition physique à grand renfort de rigueur et de volonté. Le 12 août 2016 à Rio, il atteint son objectif aux côtés de son partenaire d’aviron, Pierre Houin, grimpant sur la plus haute marche du podium avec soulagement et satisfaction.

Fidèle à Avignon

Largement acclamé à son retour, il reste fidèle à sa ville natale. Il garde cette discrétion polie qui lui va si bien, répond aux nombreuses sollicitations, témoigne des vertus du travail, tout en savourant cette médaille qu’il affiche volontiers, « car c’est aussi un peu la vôtre » comme il aime à le rappeler. Son métier de kiné-ostéopathe l’a amené à quitter Avignon pour Lyon, où il poursuit son entraînement au Pôle de France, mais on peut compter sur lui pour défendre sa ville dont il porte haut et fort les couleurs.