Cédric Klapisch ©BàC

Cédric Klapisch a fait une halte par Avignon au mois de mars durant les Rencontres Cinématographiques du Sud, pour présenter son dernier film “Ce qui nous lie”. La famille et le vin sont au coeur de ce nouveau long métrage qui se classe parmi les meilleurs crus du réalisateur. Sortie nationale ce mercredi 14 juin. 

Cédric Klapisch aime les histoires de famille, d’amitié, de transmission et …. de vin. “Ce qui nous lie” sort sur les écrans mercredi 14 juin. BàC a eu la primeur d’assister à la projection de ce film en mars dernier, lors des Rencontres Cinématographiques du Sud , et a rencontré le réalisateur. Cédric Klapisch nous confie être captivé par le lien qui se noue et se dénoue dans une famille. Enfant, ses parents l’amenaient en vacances en Bourgogne. Depuis, il est devenu un amateur éclairé de vin : “ Le point de départ, c’est que j’aime le vin et  j’adore tout ce qui est autour du  vin, c’est à dire à la fois le travail du vin, la viticulture, la vinification …, en fait, toutes les étapes du vin. Aujourd’hui, c’est à la fois un produit moderne qui n’arrête pas d’évoluer, et en même temps c’est toujours la même chose, quand on filme des vendanges (…). C’est fou comme ce thème du vin développe le thème du temps qui passe “. L’action de cette comédie dramatique se situe naturellement au coeur d’un vignoble bourguignon. Trois enfants se retrouvent après le décès de leur père vigneron. Au fil des saisons, cette fratrie tourmentée va devoir apprendre à gérer un héritage compliqué mais aussi à se retrouver.”Ce qui nous lie” donne à Pio Marmai un rôle épais, rustre à la fois fragile et arrogant. Quant à Ana Girardot, elle se révèle à la hauteur de son personnage aussi doux que déterminé, tandis que François Civil n’est que colère contenue, capable de faire exploser la rancœur qui dort en chacun d’eux. Mais il  y a cette terre qui lie, la vigne pour racine et un héritage aussi passionnel que conflictuel : “Quand je fais un film, j’ai besoin de me documenter sur la réalité. J’avais pas envie d’être un parisien qui vient faire un film sur la campagne“. Pari réussi pour ce film tendre, juste et gourmand qui arrive comme un bon verre de blanc* rafraîchissant au début de l’été.

*L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, à consommer avec modération

BàC a rencontré Cédric Klapisch lors des Rencontres Cinématographiques du Sud. 
Interview : Céline Zug
Images et montage : Olivier Tresson