La résilience d’un petit Thomas très courageux © Céline Zug

La résilience sous forme de conte, c’est le sujet du très joli spectacle “Thomas quelque chose”. La pièce se joue jusqu’au 30 juillet à 10h45 à la Fabrik’Théâtre. À voir en famille pour profiter tous ensemble de ce moment optimiste et joyeux, où la différence devient une qualité.  

La résilience : vulgarisée par le psychiatre Boris Cyrulnik est la capacité d’une personne à renaître de sa souffrance. Et c’est exactement ce que va faire le petit Thomas qui est coincé dans une famille où le frère “Vole de ses propres ailes, et ça suffit à rendre malade“une mère dépressive depuis son départ et un père absent. “Une courgette et une autre courgette ça donne une famille de navets“, s’amuse Thomas pour présenter sa famille. Pour alléger l’oppressante situation, il y a le copain Grégoire, qui confond les P et les M, fait des trous dans les murs avec les fléchettes et se laisse terroriser par la bizarrerie de la mère de son ami “qui se prend pour un tube de dentifrice“. Bienvenue chez Thomas et sa famille … loufoque. Mais le petit garçon a décidé d’aimer la vie, même si “Je ne suis pas intéressant pour ma famille“. Autour de lui, il y a les livres, les rêves et son double Enzo “Super fort, Super intéressant, bref parfait !

L’accident qui fait d’un enfant un héro

Les comédiens de la Compagnie du Théâtre du Caramel Fou, Geoffrey Palisse, Cédric Joulie, Valérie Moureaux, Louise Jolly et Marie-Julie de Coligny, évoluent dans une mise en scène mouvementée de Jean-Luc Revol. L’ambiance créée par les panneaux coulissants, dévoile l’univers du petit garçon et ajoute une touche cinématographique réussie. Dans la cuisine sans vie, la mère lit ou végète. La chambre encombrée de cartons respire la présence d’un frère absent, mais Thomas s’adapte. Puis un jour c’est la révélation, sa mère lui apprend qu’il est un accident, traduisez : un enfant non désiré. Plutôt que de s’effondrer, Thomas en fait sa particularité. Le voilà enfin avec une histoire : “avant j’étais pas intéressant, maintenant je suis un accident“. Il court annoncer la bonne nouvelle à Grégoire et va rencontrer des personnages truculents sur sa route. Mais Grégoire à lui aussi son secret : une sœur, Natacha, qu’il avait caché par honte. “Elle est née avec les jambes en arceaux, alors on lui a mit un appareil dentaire sur les jambes” explique Grégoire confus. Leur amitié va se renforcer et le surnom de “Thomas quelque chose”, que lui donne Natacha, va en être le ciment. Cette touchante histoire familiale est réussie sur tous les plans. Tirée du livre de Frédéric Chevaux, auteur jeunesse, édité par la prestigieuse maison d’édition “L’école des Loisirs”. L’adaptation est à mettre d’urgence sur la route de tous les festivaliers qui sont encore à Avignon jusqu’à dimanche.

Thomas quelque chose
La Fabrik’Théâtre
Jusqu’au 30 juillet à 10h45
Durée 1h15
Tarifs de 8 à 16 €
Réservations : 04 90 86 47 81