L’équipe de l’AJMI lors de la conférence de presse de Têtes de Jazz ©BàC

Qui a dit que la musique n’avait pas sa place dans le Festival Off d’Avignon ? Têtes de Jazz prouve le contraire depuis maintenant 5 ans et vous donne rendez-vous du 7 au 18 juillet, avec une programmation qui permet de découvrir la diversité du jazz d’aujourd’hui. Rencontre avec Pierre Villeret, directeur de l’Ajmi, interrogé au micro de BàC.

Pour la cinquième année, l’AJMI, en collaboration avec divers partenaires, acteurs avignonnais et régionaux, compagnies, producteurs, etc., profite de la notoriété du Off pour organiser un festival dans le festival. Celui-ci est de musique et plus particulièrement de jazz d’aujourd’hui. Dix jours sont donc consacrés à la découverte de la diversité de la nouvelle scène. “L’idée de Têtes de Jazz ce n’est pas de refaire une programmation AJMI, nous livre Pierre Villeret, le directeur de l’Association pour le Jazz et la Musique Improvisée, c’est au contraire de proposer une photographie de ce qu’il se passe dans le jazz actuel. Cette année nous sommes 13 coproducteurs, ce qui nous permet d’avoir un aperçu un peu plus exhaustif de ce qui existe”. Chanson, electro, pop, le jazz sous toutes ses formes sera donc représenté du 7 au 16 juillet : “L’objectif c’est d’avoir une programmation extrêmement large et que les professionnels présents au festival d’Avignon, mais aussi le public curieux, ouvert au spectacle vivant dans son ensemble, puissent voir différentes choses et y trouver leur compte, quel que soit le moment où ils viennent nous rendre visite.” À la manière de Jazzahead en Allemagne, ou encore Jazzforum en Norvège, la mission de Têtes de Jazz est donc de devenir la vitrine française du jazz et des musiques improvisées, où artistes confirmés et talents émergents peuvent se produire devant un public de connaisseurs.
Parmi cette programmation riche en diversité, on peut noter la présence du groupe Ozma, partenaire bien connu de Têtes de Jazz, qui revient du 10 au 15 juillet avec une création. Leur ciné concert, Le Monde Perdu (de Harry O Hoyt de 1925) sera présenté au cinéma voisin :  “Nous travaillons évidemment avec le cinéma Utopia, le Théâtre des Doms, Inouï, le restaurant La Manutention, le Bistro, c’est vraiment un événement coopératif”.

Rencontres, débat & workshop

Têtes de Jazz c’est aussi un lieu de discussion, où artistes et professionnels peuvent débattre, une autre des missions de ce festival musical : “C’est aussi un aspect qui  nous tient à cœur précise Pierre Villeret, c’est un lieu de rencontres professionnelles, un lieu de débats (…) On ne va pas être dans des formats de conférences comme cela se déroule quelques fois avec micros etc, pour autant, on ne sera pas dans la discussion de comptoir. C’est donc dans cet espace pro, que l’on a appelé le micocoulier, que se dérouleront chaque soir à 17 heures des débats sur différentes thématiques”.

Un festival peut en cacher un autre

À peine deux jours après la fin de Têtes de Jazz, place à Tout’Ouïe, un festival musical pour enfants, une première en la matière : “C’est un événement présenté par les Jeunesses Musicales et la Sacem. Elles se sont associées en 2016 pour développer un dispositif de soutien à des projets musicaux jeune public et ont décidé de présenter cette année les lauréats “. Petites et grandes oreilles sont donc invitées à découvrir, à l’Ajmi, quatre spectacles “strictement musicaux”  : chanson, beatbox, voyage jazz, petit théâtre de sons, du 18 au 23 juillet 2017.