© Céline Zug

L’école de danse “Le Lieu” poursuit sa coopération avec d’autres scènes régionales. En sept ans, cette école des Angles (30) s’est spécialisée dans la danse contemporaine. De nombreux stages sont proposés aux danseurs : le dernier en date s’est fait en partenariat avec le Théâtre d’Arles.

L’école de danse “Le Lieu” se niche en contrebas du parc du Cosmos, sur les hauteurs des Angles. Elle occupe une place presque trop discrète en comparaison des cours qui y sont dispensés. Il y a sept ans, la danseuse et chorégraphe Céline Schneider a choisi Avignon pour s’installer : “Je suis née en Afrique, j’ai beaucoup voyagé dans mon enfance et quand il a fallu se poser il m’a semblé que cette ville était idéale pour son rayonnement culturel. Même si Les Angles parlent moins aux gens de l’extérieur, pour les avignonnais nous sommes bien identifiés“. Elle n’a pas mis longtemps à marquer “Le Lieu” d’une identité singulière :”J’ai tenu à ce qu’il y ait trois volets, celui de la pédagogie, de la création et du théâtre”. Outre les nombreux cours de danse contemporaine, de hip-hop, de jazz et de classique qui sont dispensés par des professionnels diplômés d’État, l’école est aussi un endroit de partage, de rencontre, et d’échanges de pratiques. Chaque année des partenariats sont noués avec d’autres scènes :”Il m’a semblé important qu’il y ait des liens avec les artistes et les scènes des environs. J’ai moi même beaucoup dansé dans les théâtres, je voulais que cette école se situe un peu entre les deux, il y a une complémentarité entre ces pratiques qui font du corps un outil de dialogue“.

Un stage pour intégrer le processus de création

Le dernier stage s’est fait en partenariat avec le Théâtre d’Arles. Le danseur Miguel Garcia Llorens a dirigé la vingtaine d’inscrits en révélant le travail de la chorégraphe Julie Nioche, avec laquelle il dansait le lendemain “Nos Amours”. La particularité de Julie Nioche est d’avoir une formation et une pratique d’ostéopathe, ce qui emmène la danse dans un registre peu exploité. Pour la chargée des relations publiques du théâtre, Claire Odet, ces échanges sont riches de sens : “L’artiste met en partage son processus de création, les stagiaires se mettent en mouvement avec lui, quand ils vont voir le spectacle ils ont un tout autre regard sur la danse mais aussi sur la façon de l’aborder“. Deux stages spécifiques ont lieu dans l’année : “Cela fait aussi partie de l’identité de l’école, ici on vient apprendre la danse mais on croise d’autres arts, je ne veux pas que les pratiques soient cloisonnées” souligne Céline Schneider. L’enrichissement est mutuel selon Claire Odet : “Il y a tout d’abord une appréhension pour les stagiaires. Pour eux, se retrouver avec un professionnel, ça impressionne, et finalement il y a des choses qui se débloquent au fil du temps, c’est une transmission et un enrichissement mutuel“. Tous ces stages sont à l’image de l’école qui forme aussi bien des compétiteurs que des danseurs qui cherchent le loisir : “J’ai voulu qu’il y ait ici de la bienveillance” précise Céline Schneider. La danseuse et chorégraphe prépare déjà la journée internationale de la danse, qui aura lieu le 29 avril : “C’est une formidable occasion de rencontrer d’autres formations et pour les élèves de se confronter à d’autres danseurs“.