© Céline Zug

Le jeune Julien Gélas est de retour en France, après plusieurs années passées en Chine, un doctorat en poche et une expérience d’enseignant à Pékin. Il donnera une conférence jeudi 3 novembre à 19 h sur la Chine d’aujourd’hui et les nombreuses craintes et fantasmes qu’elle véhicule.

Le relève de la lignée Gélas est assurée, le père, Gérard, a fait de son théâtre, Le Chêne Noir, la Mecque de la scène Avignonnaise et voici à présent le fils, Julien, qui, à seulement 27 ans, devient conférencier d’un soir. Spécialiste de la Chine, où il a vécu 3 ans, il veut en être la voix pour sortir des clichés : “C’est un continent, un très grand pays, et une civilisation ancestrale. Trop souvent la Chine n’a pour image que de vieux préjugés qui sont d’une autre époque. Mais comme tous les pays, elle a sa part de complexité. En Chine notre culture est enseignée, alors que nous continuons à avoir une vision de leur pays complètement stigmatisée”. Si la Chine Antique a été le sujet de son doctorat, Julien ne méconnait pas pour autant la jeunesse et les modes de vie d’aujourd’hui : “Je suis un fils de la mondialisation, comme la plupart de mes étudiants en Chine, ce qui rapproche nos pays qui ne sont pas si différents finalement. Ne dit-on pas que les Chinois sont les Latins de l’Asie ? Pour moi qui suis fait de trois patries fondatrices, l’Italie, la France et l’Asie, ça a du sens”.

PHILOSOPHIE, ÉCONOMIE, HISTOIRE… TOUT EST LIÉ POUR CET INTELLECTUEL

Intellectuel qui n’a pas peur de ce qualificatif, Julien est aussi musicien et compositeur, traducteur et prépare même un livre.  “J’aborderai la Chine bien entendu, j’en livrerai mon analyse et parlerai plus largement de ce que nous avons à apprendre de ce peuple qui est tout de même la première puissance au monde. Une force que mesure parfaitement la jeunesse et les dirigeants du pays”.  En attendant de lire sa prose, la conférence du Chêne Noir sera riche en anecdotes. Il y sera question aussi d’économie, de philosophie, de médecine… J’essaierai néanmoins d’être concis pour que le public prenne la parole”. Pékin ne pouvait pas rêver meilleur ambassadeur que ce brillant jeune homme passionné de Chine depuis l’adolescence et qui souhaite partager ses connaissances sans distinction.